Pratiques collaboratives : quel rôle dans la transition écologique ?

Ce jeudi 23 octobre 2014, la Chaire Développement durable de SciencesPo organisait une conférence pratiques collab complet« Pratiques collaboratives : quel rôle dans la transition écologique ? ».

Cette journée était structurée autour de trois thèmes (l’alimentation, l’accès aux biens matériels et la mobilité). J’ai trouvé très intéressant de voir débattre des intervenants provenant d’horizons très différents : associations plus ou moins anciennes, start up, grands groupes nationaux, chercheurs …

Sans surprise et comme on le constate tous dans notre vie quotidienne, les intervenants ont conclu que les pratiques collaboratives prenaient de l’ampleur. Les petites structures grandissent ; les grands groupes doivent comprendre les changements qui s’opèrent et s’y adapter. Tous s’accordent à dire que les aspects financiers, socio-ludiques, critiques et militants, ou encore la flexibilité de ces nouveaux moyens de produire et de consommer, expliquent le succès grandissant de ces pratiques, et qu’Internet est un outil de croissance fantastique.

Les deux premières tables rondes (sur l’alimentation et l’accès aux biens matériaux) étaient selon moi les plus intéressantes. Outre le panorama très instructif des options qui existent aujourd’hui, j’ai beaucoup aimé le pragmatisme de Guilhem Chéron (La Ruche Qui Dit Oui !) et de Marion Carrette (Zilok), qui affirment sans complexe que « dans beaucoup de cas, l’aspect financier, voire même l’entrepreneuriat, passent avant les considérations environnementales » ; mais que « ce n’est pas un problème, au contraire : c’est un moyen de sensibiliser un plus grand public à son insu ». J’approuve également l’opinion de Jean-Philippe Puig (Sofiproteol), pour qui dans ce contexte de crise économique et d’Europe aux frontières ouvertes, « les politiques publiques peuvent intervenir, oui, mais seulement s’il y a une rentabilité économique derrière ».

L’avis de Verteego sur le sujet ? Les sites de location de biens entre particuliers, par exemple, démontrent que le numérique est un formidable levier d’accompagnement de nouveaux usages qui sont de véritables lames de fond sociétales. Evidemment ces nouveaux modèles économiques sont plus qu’à surveiller, à embrasser pleinement pour ne pas se laisser distancer par des acteurs plus agiles et réactifs face à ces attentes nouvelles des consommateurs mais aussi des entreprises.