Lancement des solutions Verteego en Suisse via la société Net QI

carte de la Suisse

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Après l’ouverture pour Verteego de l’Espagne via notre partenaire distributeur Criterio Sostenible la semaine dernière, Verteego poursuit son expansion continentale. Nous avons l’immense plaisir d’annoncer officiellement la finalisation d’un partenariat avec la société genevoise Net QI, qui dorénavant assurera la promotion, la distribution et le support client & partenaires des solutions Verteego pour nos futurs clients suisses, tout comme le recrutement et l’animation d’un réseau de partenaires helvètes certifiés destinés à garantir le succès des implémentations des solutions Carbonpark (Platform-as-a-Service d’évaluation environnementale), Verteego Carbon (application web de comptabilité carbone), et REACH Garden (traçabilité des substances chimiques dangereuses dans la chaîne d’approvisionnement).

Ci-dessous une interview du fondateur et dirigeant de Net QI, Jean-Bernard Busset, qui du haut de ses plus de quarante ans d’expérience de l’entreprise au sein d’organisations exceptionnelles telles l’Oréal, Revlon, SAGE, et ses qualités de citoyen impliqué dans la gestion de collectivités locales, sera l’interlocuteur privilégié des dirigeants d’entreprises suisses et élus de collectivités helvétiques qui souhaitent, avec les solutions Verteego, opérer une transformation douce de leur modèle pour augmenter leurs performances sur le long terme.

Cela fait bientôt 6 mois que nous travaillons, les équipes de Verteego et Jean-Bernard, à ce lancement, et nous sommes très enthousiastes à l’idée d’être enfin opérationnels en Suisse, pays voisin de la France et précurseur dans de très nombreux domaines environnementaux.

– Quel est votre parcours Jean-Bernard Busset?

Je suis né il y a 65 ans à 1100 mètres d’altitude, dans les Alpes vaudoises. En raison de l’éloignement de mon lieu de naissance, j’ai suivi un parcours atypique dans mes études et formations : apprentissage de compositeur-typographe, maturité commerciale en cours du soir, séjour en Allemagne, à Düsseldorf, où j’ai travaillé dans la pub et où j’ai même suivi une formation publicitaire également par cours du soir. Puis retour en Suisse pour suivre une école privée et obtenir un diplôme de « Cadre Marketing/Publicité ». En 1972, j’entre à l’Oréal Suisse comme assistant en publicité et j’en ressors 12 ans plus tard avec le titre de Directeur général adjoint de Division… Outre l’expérience unique acquise, j’ai pu y bénéficier d’une formation complète de management d’entreprise sur le campus de l’INSEAD à Fontainebleau.

Il s’en suit une dizaine d’années de créations et gestion d’entreprises diverses (chaîne de salons de coiffures, bureau de vente pour la Suisse romande et la France d’un logiciel de gestion des temps de présence et de production, participation à la création de Genilem, institution offrant un accompagnement opérationnel aux jeunes entreprises). En 1995, je me mets au service, comme ingénieur de vente indépendant, d’une SSII distribuant en Suisse un ERP développé en France pour les PME. Ma plus belle affaire sera la vente et la coordination de l’implémentation auprès des Eaux minérales Henniez, leader de son marché en Suisse.

– Et la société Net QI ?

Début des années 2000, je ressens le besoin de créer ma propre affaire dans le domaine du CRM. Constatant que ces outils prennent une part toujours plus importante dans le développement des affaires des grands groupes, je décide d’apporter ce concept aux PME que je connais bien. C’est ainsi qu’est née la société Net QI en partenariat avec Bernard Stock qui dirigeait une SSII du même nom en région parisienne.

L’offre de Net QI était en ceci originale qu’elle recouvrait l’ensemble de la problématique CRM : une application CRM ne pouvait apporter à l’entreprise une valeur ajoutée suffisante que si l’ensemble du personnel était sensibilisé à l’importance de la Relation Client. C’est pourquoi j’ai mis en place des prestations visant à faire de l’entreprise « une entreprise orientée clients » : Audit CRM, éléments de formation visant à introduire une Stratégie d’Orientation Client et la vente des applications de Sage CRM : Saleslogix, Sage CRM et Sage Contacts (Act!).

A cette offre s’ajoutait des outils informatiques complémentaires développés par Bernard Stock, outils permettant l’intégration d’applicatifs hétérogènes à une ou plusieurs bases de données. A une époque où ces produits appelés ETL (pour Extract, Transform, Load) n’étaient accessibles qu’à des grands groupes, Net QI proposait des solutions simples et surtout bon marché.

Aujourd’hui, Net QI se concentre sur le conseil CRM aux entreprises : Audit CRM, Stratégie d’Orientation Clients, Choix et implémentation d’un outil CRM. Mais plus seulement…

Ma récente rencontre avec Verteego et l’un de ses fondateurs Jérémy Fain fin 2010 a agi comme une révélation pour moi. Les applications liées à la préservation de l’environnement ont un formidable potentiel de développement, les différents contacts relatifs à cette réalité m’ont confirmé cette perspective. J’ai donc décidé, après une analyse approfondie des perspectives du marché, d’intégrer l’activité de distribution en Suisse des outils Verteego dans Net QI.

Et en dehors de votre parcours professionnel et de la mission de votre société Net QI, avez-vous d’autres choses nous révéler sur vous-même ?

Oui, je suis marié depuis plus de 40 ans, j’ai un garçon de 38 ans et une fille de 35 ans qui m’ont donné chacun un petit-fils ! Pour moi qui ai souvent provoqué ou subit des changements dans ma vie professionnelle, ma famille représente un élément stabilisateur important !

Durant les années 90, j’ai été élu durant 8 ans de ma ville de 20.000 habitants en périphérie de Genève. Depuis lors, j’assume la fonction de secrétaire général d’une communauté de communes transfrontalières françaises et suisses que j’avais créée à l’époque, la CCIT (Commission Consultative Intercommunale et Transfrontalière).

Je m’intéresse également aux médias en général et en particulier à la Radio et Télévision de service public en Suisse. Je suis délégué du Canton de Genève au Conseil du Public de la RTSR (Radio Télévision Suisse Romande), un organe chargé de faire le lien entre les auditeurs et téléspectateurs et les professionnels pour parler qualité des programmes.

– Quel est selon vous l’état du marché en Suisse des solutions de gestion environnementale?

Il y a quelques réalisations concrètes, notamment dans le domaine de la gestion des déchets, on arrive à Genève à un taux de recyclage 43%, ceci sans mesures coercitives, mais en intensifiant la pose de centres de tri à proximité des habitations. L’objectif est d’arriver à 50% en 2012. Au niveau politique, un grand nombre de propositions voient le jour, encouragées par la venue de plusieurs élus Verts dans les exécutifs cantonaux (à Genève, il y en déjà deux sur sept !). Les mesures vont plutôt vers l’encouragement que vers la contrainte. Les entreprises sont cependant de plus en plus conscientes des avantages concurrentiels que peuvent leur apporter des mesures concrètes de diminution des gaz à effet de serre et de substitution des substances chimiques dangereuses pour la santé et l’environnement. D’ailleurs, quand bien même la Suisse n’est pas concernée par le règlement européen REACH, il y a une véritable volonté politique de se conformer quand même à REACH! en raison des bienfaits pour le tissu économique et social d’un tel règlement, qui réduit significativement la pression financière sur le système de santé au travail.

– Êtes-vous en recherche d’autres partenaires?

Je veux entamer une approche pragmatique du marché, en essayant de faire de mes premiers clients des partenaires dont l’expérience servira à l’acquisition de nouveaux clients. C’est à ce moment que je percevrai mieux de quels types de partenaires, intégrateurs informatiques, accompagnateurs du changement, conseils en environnement, ou autres, j’aurai besoin exactement.

– A quand une économie suisse « bas carbone »?

Bien qu’étant située hors de l’Union Européenne, l’économie suisse est très dépendante de l’étranger. On dit souvent que sur 2 francs gagnés en Suisse, 1 franc provient de l’Union Européenne. Les entreprises suisses sont très dépendantes des règlements européens car elles ont toutes des fournisseurs et des clients dans l’UE. Ainsi, pour garder leur compétitivité, elles se doivent d’adapter leurs procédures, surtout actuellement en raison de la forte baisse du cours de l’Euro face au Franc suisse (env. -20% en 1 an).

Par ailleurs, le gouvernement a promulgué dès le début des années 2000 une loi encourageant les entreprises à diminuer leurs émissions de CO2. Pour échapper à une taxe CO2, elles doivent démontrer qu’elles ont suivi un objectif de réduction. Voici un extrait du dernier rapport de l’OFEV (Office fédéral de l’environnement) :

Le bilan de 2009 est une nouvelle fois réjouissant. En effet, les entreprises n’ont émis que 2,6 tonnes de CO2, soit moins que les 3,1 tonnes admises. Elles ont donc, de manière globale, dépassé l’objectif de réduction, poursuivant ainsi la tendance de 2008, où le dépassement de l’objectif était de 0,4 million de tonnes de CO2.

– Même question pour les substances dangereuses: à quand une économie suisse débarrassée de ses risques de maladies du travail et de toxicité des produits pour les consommateurs?

Le gouvernement et les entreprises sont très concernés par la réglementation REACH. J’en veux pour preuve la réponse du Conseil fédéral à un député le 13 mai 2009 :

La révision de l’OChim (Ordonnance sur la chimie) du 14 janvier 2009 constitue une première étape en vue de la suppression des obstacles au commerce. D’autres entraves dues à REACH subsistent toutefois en cas d’exportation vers l’UE. C’est pourquoi le Conseil fédéral a décidé le 29 octobre 2008 d’envisager une collaboration avec l’UE dans le domaine des produits chimiques. Sur mandat du Conseil fédéral, des entretiens exploratoires ont actuellement lieu pour évaluer les conditions nécessaires à une collaboration. En fonction de leurs résultats, le Conseil fédéral décidera au cours du second semestre 2009 de la suite à donner à ces entretiens.

– Vos recommandations à un industriel suisse qui souhaiterait gagner de l’argent grâce à la performance environnementale?

« Vous vous trouvez, comme toute l’économie européenne, à un tournant de l’activité industrielle. Aujourd’hui déjà, la clientèle se fait de plus en plus exigeante pour que les fournitures qu’elle vous achète soient fabriquées dans le respect des normes environnementales. Adopter une comptabilité CO2 pour réduire vos impacts environnementaux, garantir à vos travailleurs et consommateurs la traçabilité des substances chimiques dangereuses pour la santé et l’environnement dans votre chaîne d’approvisionnement, c’est renforcer votre compétitivité, c’est répondre à une exigence forte du marché et c’est aussi adapter de manière proactive votre outil de production aux directives légales qui, si elles ne sont pas encore en vigueur, le seront assurément à court terme ! »

Merci Jean-Bernard.