Imaginons le monde en 2050…

A quoi ressemblerait le monde en 2050? Des chercheurs européens se sont penchés sur la question et voici un aperçu de ce qui pourrait nous attendre…

Il fait, en moyenne, trois degrés de plus qu’en 2008. Plus de 9 milliards d’êtres humains se partagent tant bien que mal une planète que les guerres de l’eau et du pétrole ont ensanglantée dans les années 2030. Les citoyens ont dû abandonner une part de leurs libertés individuelles, accepter d’être surveillés, de vivre sobrement, en respectant l’équilibre des écosystèmes. La consommation effrénée a fait place à la quête intérieure et au devoir de se soucier des autres…

Pour pallier les problèmes d’infertilité qui se sont peu à peu généralisés dans les pays riches, mais également pour éviter les flux migratoires non choisis, les gouvernements occidentaux ont conclu des accords multilatéraux avec les Etats du tiers-monde pour inciter les couples à adopter un ou plusieurs enfants. Les femmes enceintes sont désormais rares dans les pays riches, et elles font l’objet de toutes les attentions. La population des pays développés diminue d’environ un million par an, pendant que celle des pays pauvres croît de 35 millions. Malgré tout, il « manque » près d’un milliard de femmes, essentiellement en Inde et en Chine , à cause de la sélection embryonnaire permise par les techniques de diagnostic prénatal.

Un peu plus de 4 milliards de personnes (près de la moitié de l’humanité) ne disposent pas des 50 litres d’eau par jour considérés comme le minimum vital de base. La consommation d’eau est donc drastiquement limitée et des systèmes de fermeture automatique des arrivées d’eau dans les ménagess ont été mis en place au-delà d’un certain temps d’utilisation, un peu comme les forfaits bloqués que nous connaissons aujourd’hui. Ainsi, lorsque vous prenez une douche, un décompte se met en route puis un bip vous annonce la fin du temps de douche autorisé…

Contre les murs de leurs appartements, les gens disposent de serres verticales chauffées par le soleil, où quelques tomates, haricots, poires et fraises poussent en hors-sol, dans des substrats nutritifs complets et arrosés quotidiennement d’un peu d’eau de pluie. Les famines qui ont sévi au cours des années 2030, et dues aux ravages parasitaires causés notamment par la hausse des températures, ont eu raison des dernières résistances contre les OGM. Désormais, presque toutes les cultures sont OGM. Pour le reste, les réfrigérateurs se mettent directement en relation avec les fournisseurs pour leur signaler ce qui manque. D’ailleurs, beaucoup de gens ne prennent même plus le temps de manger. La mode est aux menus-gélules, concentrés de vitamines, de nutriments et d’amphétamines, qui coupent la faim.

L’immense majorité des populations vit dans des « biovilles », dont le coeur est interdit aux véhicules à combustion. L’habitat est vertical, et la population concentrée dans d’immenses tours végétalisées. En ville, les restaurants non végétariens sont devenus rares. La plupart du temps, leurs menus se composent de légumes et de fruits de saison, autrefois considérés comme exotiques, tels litchis et ananas. Il est encore possible de trouver du boeuf, cloné bien sûr, dans certains magasins marginaux, mais à des prix peu abordables.

Chacun se voit implanter une puce sous la peau dès la naissance. Elle contient son positionnement GPS en temps réel, son dossier médical ainsi que toutes ses données personnelles. Bien qu’étant une privation de liberté, la traçabilité des individus demeure un moyen efficace de localisation en cas d’accident ou d’enlèvement. En somme un moyen de remédier au sentiment d’insécurité.

Les populations des pays riches vivent jusqu’à 110 ou 120 ans, la plupart restant en bonne forme. Grâce aux techniques de clonage et aux cellules souches, les patients-clients font cultiver des organes à volonté pour remplacer les plus défectueux.

Avec les nouvelles technologies de simulation 3D, la plupart des gens se permettent régulièrement un voyage virtuel dans le lieu de leur choix. Bien entendu, rien ne remplace la saveur de la vie et la nostalgie que procurent les voyages réels. Mais seule une élite voyage en avion, le prix des billets étant devenu exorbitant.