Agrovélocités : une étude de l’agriculture urbaine en Europe

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Le jeudi 22 janvier 2015, Verteego a assisté à une conférence tenue par trois étudiants de Montpellier SupAgro sur le thème de l’agriculture urbaine. Ils s’appellent Etienne Le Bideau, Simon Ronceray et Yoann Durrieu, et dans le cadre de leur année de césure, ils ont entrepris un projet, Agrovélocités : un voyage de 8 mois à vélo à travers l’Europe. Les trois étudiants ont parcouru plus de 12 000 km dans 18 pays différents, et étudié 150 projets d’agriculture urbaine.

La mission qu’Agrovélocités s’est confiée ? Recenser les initiatives d’agriculture urbaine dans de nombreux pays, les diffuser, et créer des passerelles à l’échelle européenne entre les différentes idées et innovations de ce domaine, en un mot transmettre ce qu’ils auront appris. Quant au choix du vélo, ils le justifient en expliquant que c’est un moyen de transport doux, écologique et économique, qui favorise les rencontres et les échanges.

Au cours de leur périple, les trois étudiants ont observé une grande diversité de cultures, de religions, de modes de vie ; et ont pu constater un certain nombre de fonctions de l’agriculture urbaine. Voici ce qu’ils ont établi.

L’agriculture urbaine a tout d’abord une fonction nourricière, et doit être connectée au milieu urbain pour fonctionner. Elle peut améliorer santé et bien-être en luttant contre le stress, en permettant une activité physique pour les personnes âgées …

L’agriculture urbaine a aussi un impact sur la biodiversité via la création de corridors écologiques (trames vertes et bleues), d’hôtels à insectes ou de nichoirs à oiseaux. Mais attention à ne pas nuire à la biodiversité « naturelle » au passage !

Etienne, Simon et Yoann ont aussi retrouvé beaucoup de jardins dans les écoles ou parcs, à visée éducative. Une initiative particulièrement intéressante qu’ils ont rencontrée a été la plantation de tous les éléments présents sur une pizza : chaque élément nécessaire à la confection d’une pizza a été planté dans les proportions qui seraient utilisées dans une vraie pizza. Un autre exemple à visée éducative est un jardin constitué de blocs indépendants, contenant les mêmes éléments, mais plantés en différé dans un nouveau bloc chaque année, pour voir les évolutions dans le temps.

On peut aussi citer les fonctions de réinsertion et d’intégration, de commerce, d’esthétisme, ou encore de création de lien social de l’agriculture urbaine, qui permet de rencontrer ses voisins et de rapprocher les communautés d’un quartier.

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D’une manière générale, les modèles rencontrés se sont avérés très intensifs à cause du manque de place. Les techniques s’améliorent rapidement suite à la naissance d’un projet, et souvent, la verticalité est explorée : aquaponie, murs verticaux … Qu’ils soient des initiatives « bottom up » (lancées par les habitants du quartier) ou « top down » (une institution réglementaire impose un projet), ils ont constaté que les projets qui fonctionnent sont intégrés au tissu urbain et sont le résultat d’une coopération entre différents acteurs.

Certaines villes vont même plus loin, en modifiant la règlementation en vigueur pour favoriser l’agriculture urbaine. C’est par exemple le cas de Bruxelles, où tout bâtiment construit à partir du 1er janvier 2015 doit se doter d’une toiture végétalisée.

Le projet AgroVéloCités Europe reprendra d’ici deux mois avec Agrovelocity en Amérique du Nord, avec deux nouveaux étudiants, Clément Gremillet (Montpellier SupAgro) et Maximilien Koegler (AgroParisTech).

 

Pour plus d’informations sur Agrovélocités (Europe) : www.agrovelocites.org

Pour plus d’informations sur Agrovelocity (Amérique du Nord) : www.agrovelocity.org

 

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