AI France Summit : Où en est l’IA en France

Nous étions au AI France Summit, un événement organisé par TECH IN France en partenariat avec le secrétariat d’Etat au numérique “qui vise à mettre en valeur l’excellence en matière d’intelligence artificielle”.

Au sein du Ministère de l’Economie et des Finances, ce jeudi 5 mars, 40 intervenants, 4 tables rondes regroupant des experts de l’IA pour discuter des enjeux de l’IA, des retours d’expériences et de l’aspect stratégique tant pour le secteur public que privé.

Voici ce que nous en avons retenu en 5 points :

  • L’IA aujourd’hui : L’accent a été mis sur le caractère pluridisciplinaire de l’IA. Si l’IA a aujourd’hui une image très technique, elle ne peut se développer sans l’expérience métier, qu’elle a pour objectif d’optimiser. Ainsi une constellation de postes et compétences (Data Scientist, Data Analyst, etc.) au service de la data ont été créé pour l’articuler autour de différentes disciplines, passant même plus de temps sur le traitement de donnée que dans la conception de l’algorithme.
  • La donnée au coeur de l’IA : L’importance des données est encore une fois au centre du challenge de l’IA : Comment s’assurer qu’une donnée est utile ? Comment les utiliser ? Aujourd’hui, la mode n’est plus forcément au Big Data : il faut désormais savoir traiter avec peu de données et les rendre interopérables.

“AI is as good as data feeding it”

Věra Jourová, Vice-présidente de la Commission européenne en charge des Valeurs et de la Transparence.
Traduction française : L’IA est de même qualité que les données qui la nourrissent.
  • Humain et IA : Les experts sont unanimes sur le fait que nous n’assistons pas à la fin du travail, mais à une transformation des modes de travail. L’IA accompagne l’humain dans un service toujours plus personnalisé et précis. Il y a alors un enjeu d’éducation des utilisateurs, pour que cette technologie continue de se développer, il faudra mettre l’accent sur l’acculturation dans les entreprises, et donc introduire des notions plus tôt dans les consciences.
  • L’éthique et le droit dans l’IA : L’IA est un outil, son usage doit donc être encadré. Des initiatives ont émergées comme NaonedIA, un collectif d’entrepreneurs, de chercheurs académiciens, de journalistes, de collectivités etc. qui a pour objectif d’encadrer et revendiquer une IA “éthique, responsable et populaire”. Il y a également des certifications qui veulent guider et sécuriser sans brider le développement de la technologie. Le législateur va également se mêler au débat en orientant probablement la loi vers une législation sectorielle, à choix multiples, qui intégrera peut-être une analyse des risques.
  • Les challenges de demain : L’un des principaux challenges à relever est la concurrence : Comment faire face aux GAFA ? Comment valoriser les talents européens ? La France rencontre des problèmes de “Scale up”, avec de nombreuses entreprises qui restent bloquées au stade de start up. Elle aimerait voir plus de succès comme Criteo, qui ont su transformer l’essai avec brio en devenant une entreprise solide. Il faut néanmoins souligner l’excellence des formations et des chercheurs français qui représentent un avantage concurrentiel non négligeable, notamment sur les problèmes complexes. Cela pourra apparaître comme déterminant pour les questions de l’IA dans la santé par exemple.

En conclusion, les experts s’accordent sur les enjeux actuels de l’IA, sa nécessité au sein des organisations pour accompagner et faciliter les opérations et sa puissance comme outil compétitif indéniable. N’est également pas écarté l’importance de son encadrement pour garantir une certaine éthique sans pour autant la brider.


Lily Roussel Customer Success @Verteego